sa c'est sebastien le piloe de citroen.Dans sa jeunesse, Sébastien Loeb était un gymnaste de haut niveau : 4 fois champion d'Alsace et 1 fois champion du Grand Est, 5e au Championnat de France[1].
Il fait ses premiers débuts en rallye, en 1995, en participant à l'opération Rallye Jeunes et échoue à deux reprises en finale. Remarqué par Dominique Heintz et Rémi Mammosser, il intègre en 1997 leur équipe Ambition Sport Auto. Après quelques succès dans des rallyes régionaux, il passe rapidement aux Rallyes Nationaux en Volant 106 et remporte les quatre épreuves auxquelles il participe en catégorie 1300 cm3. À l'issue de la saison il est élu Espoir Échappement de l'Année.
En 1999, il remporte le trophée Citroën Saxo Kit Car.
En 2000, il remporte le championnat de France de rallye Terre. Citroën lui offre une Xsara Kit Car pour disputer le rallye du Var, qu'il remporte. Il est alors engagé par Citroën pour disputer le championnat de France 2001.
En 2001, il remporte aisément le championnat de France de Rallye asphalte (6 victoires) et le championnat du monde junior super 1600 (5 victoires).
Toujours en 2001, il est engagé à bord d'une voiture WRC pour la première fois, au Rally San Remo. Il terminera deuxième d'emblée, sur les talons de Gilles Panizzi, celui qu'on surnomme l'as de l'asphalte.
En 2002 il effectue de nombreux essais au volant de la Citroën Xsara WRC pour préparer l'engagement officiel du constructeur en championnat du monde et participe à quelques rallyes en championnat du monde. Il domine le rallye Monte-Carlo mais perd la victoire sur tapis vert à cause d'une erreur de l'écurie et remporte sa première victoire en WRC au rallye d'Allemagne.
En 2003, pour sa première saison complète en WRC, il réalise l'exploit de devancer ses deux coéquipiers, Colin McRae et Carlos Sainz, tous deux anciens champions du monde, mais échoue dans sa lutte pour le titre d'un point face au Norvégien Petter Solberg.
En 2004, il remporte le championnat du monde des rallyes avec six victoires au cours de la saison et devance Petter Solberg. Dix ans après Didier Auriol, il devient ainsi le deuxième Français titré au plus haut niveau du rallye mondial et égale au passage le nombre de victoires en une saison de Didier Auriol. Il est cependant le premier Français à être titré sur une voiture française, Didier Auriol ayant été titré sur une Toyota. Au cours de cette saison 2004, il est le premier pilote non nordique à remporter le rallye de Suède. En outre, il n'abandonnera que deux fois et toujours de manière malencontreuse, pas la moindre erreur. Une fois au Mexique où une pierre endommagera son carter d'huile, et pour la même raison en Catalogne.
En 2005, il remporte une troisième victoire d'affilée au rallye Monte-Carlo, puis enchaîne 6 victoires de rang en Nouvelle-Zélande, Italie, Chypre, Turquie, Grèce et Argentine, puis après une deuxième place en Finlande, il triomphe pour la quatrième fois en Allemagne, devenant ainsi le seul détenteur du record de victoires en une saison (10) et du nombre victoires d'affilée (6). Au rallye de Grande-Bretagne, suite à l'accident qui coûte la vie à Michael Park, copilote de Markko Märtin, et au retrait de l'équipage Marcus Grönholm/Timo Rautiainen par respect pour leurs coéquipiers, Loeb décide de prendre volontairement une pénalité pour ne pas remporter la victoire et le titre en ce triste jour. C'est lors de l'épreuve suivante, le rallye du Japon, que Loeb remporte un deuxième titre consécutif de champion du monde. Lors du rallye de France, qui lui avait échappé jusque là, il est le premier pilote de l'histoire du championnat WRC à remporter tous les meilleurs temps des spéciales d'un rallye (12 pour le Tour de Corse 2005). Il remporte également l'épreuve suivante, le rallye de Catalogne, portant son record de victoires en une saison à 10. Pour clôturer cette saison, il remporte également la « Course des Champions ».
En 2006, Citroën s'étant retiré, Sébastien court, toujours au volant d'une Xsara WRC, dans l'écurie privée Kronos Racing. En marge du championnat du monde WRC, il participe également au développement de la C4 WRC, la future arme de Citroën pour son retour en 2007. À mi-saison, il était en tête du championnat grâce à 5 victoires et 3 secondes places devant Marcus Grönholm. Sébastien profite même de la trève estivale pour signer une deuxième place au 24 heures du Mans sur l'auto no 17 de l'équipe Pescarolo Sport, équipage composé également de Franck Montagny et de Eric Hélary.
En remportant le rallye du Japon le 3 septembre 2006 devant son concurrent direct pour le titre de champion du monde Marcus Grönholm, il bat le record du nombre de victoires de Carlos Sainz (27 victoires).
Quelques jours après sa victoire au rallye de Chypre, il chute lors d'un entraînement à VTT en Suisse, dans le Canton de Vaud, où il réside, et se fracture la tête de l'humérus droit, il doit alors déclarer forfait pour les rallyes de Turquie et d'Australie. Il se retrouve ainsi sous la menace de Marcus Grönholm qui aurait pu venir le coiffer sur le fil. Le pilote finlandais devra néanmoins s'incliner après un accident au rallye d'Australie qui marquera la fin de ses espoirs de terminer sur la plus haute marche du podium. Sébastien Loeb est triple champion du monde WRC.
Début 2007, lors de la traditionnelle promotion du nouvel an, Sébastien Loeb a été nommé chevalier de la Légion d'honneur.
En 2007, pour la première sortie officielle de la nouvelle Citroën C4 WRC, Loeb remporte l'épreuve inaugurale, assurant même le doublé pour Citroën avec son coéquipier Dani Sordo.
Il fait partie des rares pilotes à avoir remporté des victoires en championnat du monde sur tous les types de terrains : asphalte, terre et neige. Il est renommé pour la sûreté de son pilotage : depuis son accession en championnat du monde, il n'a abandonné que trois fois sur erreur de pilotage (Catalogne 2002, Argentine 2003 et Australie 2005). Son calme est certainement hérité de ses activités sportives de jeunesse : il a longtemps pratiqué la gymnastique à Oberhoffen-sur-Moder.
Il renonce à participer aux 24 Heures du Mans 2007 qui est plus exigeant que le rallye pour son bras affaibli.